Triple A, Mort de l’Euro, pourquoi l’Euro ne peut survivre….
Préambule : vous êtes nombreux à réclamer ces nouvelles rubriques, et avec celle-ci, nous traitons désormais tous les abus et injustices, mais nous n’en oublions pas les banques, surtout que l’Euro a été mis en place pour les marchés financiers, et que, par des artifices gouvernementaux, on tente vainement de sauver l’Euro pour sauver les banques…
Standard and Poor's envisage de retirer leur "AAA" à six pays de la zone euro
L'agence d'évaluation financière américaine Standard & Poor's a annoncé qu'elle envisageait d'abaisser la note de solvabilité à long terme des six pays de la zone euro notés "AAA" et celles de neuf autres pays de la zone.
Standard & Poor's indique dans un communiqué avoir placé « sous surveillance négative » les notes d'endettement à long terme de quinze pays de la zone euro, dont celles qu'elle attribue à l'Allemagne, à l'Autriche, à la Finlande, à la France, au Luxembourg et aux Pays-Bas, six pays notés "AAA", la meilleure note possible.
La note de la France est menacée d'un abaissement de « deux crans », à "AA".
Paris et Berlin ont immédiatement réagi en confirmant « leur volonté de prendre toutes les décisions nécessaires » pour « assurer la stabilité de la zone euro ».
Une nouvelle réunion est programmée, urgence oblige…
Et la réunion « accouche d’une souris », en l’occurrence règle d’or et autres décisions parfaitement stériles et inutiles.
Encore une fois, à grand frais car ce sont nos deniers, nos impôts qui règlent l’addition de ces réunions dont rien de concret ne sort…
Combien ont déjà coûté aux Peuples Européens ces nombreuses rencontres à 2, à 7, à 27, et beaucoup d’autres que j’oublie, et tous ces sommets, ces déplacements, ces actes pour « un vide absolu »…
Que cherche-t-on réellement : Sauver l’Euro, Sauver les Banques, Sauver les Nantis…
Et la croissance économique, on l’oublie…. Pour laisser place à la récession….
Pourquoi l’Euro était condamné dés sa naissance
Lorsque l’on a mis en place l’Euro, au grand drame de nos portes-monnaies à nous, Citoyens de l’Europe, l’opération a eu un impact négatif sur nos économies.
Comme lorsque je réalise, professionnellement parlant car je suis consultant en entreprises, un audit, cette étude a pour but de mettre en évidence les problèmes de l’entreprise, et, à priori, de les corriger.
Lorsque cet audit est mise en place tardivement, c'est-à-dire lorsque les problèmes apparaissent au grand jour, pour corriger le tir, on est contraint souvent de licencier, car les correctifs ne peuvent s’appliquer que dans le moyen terme…
Mais bien souvent, les entreprises réalisent les licenciements, obtenant ainsi une bouffée d’air frais immédiate, mais oublient les correctifs nécessaires à moyen terme.
Et sans corrections, l’entreprise se débat, à la façon d’un noyé…
L’Euro a été mis en place sans audit préalable.
Pour que l’Euro ait eu une chance de vivre sa vie, il aurait fallu au minimum, uniformiser les lois fiscales, sociales et autres des Pays composant l’Europe.
Après quelques années de vie de l’Euro, on constate que rien n’a été fait à ce sujet.
L’Europe n’est qu’un capharnaüm de politiques fiscales, sociales et salariales disparates, même, un comble, le niveau de vie des habitants est différent dans chaque pays.
Un exemple :
Un autre exemple, les salaires minimas :
Et, puisque l’on nous compare à l’Allemagne, le maître à penser de l’Europe…
Salaires, coût du travail : les différentiels France-Allemagne
Les comparaisons avec l'Allemagne reviennent régulièrement dans les débats politiques en France. Notamment en ce qui concerne les salaires et le coût du travail, comme on l'a vu ces dernières semaines, le « modèle « allemand étant notamment cité comme exemple en matière de compétitivité.
Voici deux données extraites des « Tableaux de l'économie française », publiés par l'Insee, qui, certes, datent un peu, mais qui montrent les écarts entre les deux pays.
En juin 2010, un rapport indiquait que le salaire annuel brut moyen des salariés travaillant à temps plein dans l'industrie et les services 3est largement plus élevé en Allemagne qu'en France (43 942 euros contre 32 826 euros, soit une différence de 34%) ».
Il ajoutait que l'écart « est sensiblement plus faible, en restant positif, pour le revenu net après impôt » qu'il situait à 25 167 euros en Allemagne, contre 23 694 euros en France.
Les retraites en Allemagne : une réforme prudente…
La loi réformant le système de retraite allemand est entrée en vigueur, et les prestations du régime général sont revues à la baisse et le recours à une retraite par capitalisation est encouragé.
- Premier pilier du système de retraite allemand : le régime général d'assurance vieillesse
Il s'agit d'une assurance collective obligatoire, gérée par divers organismes fédéraux et régionaux d'assurance-retraite et financée par les cotisations des actifs (principe de répartition).
L'âge légal de la retraite est fixé à 65 ans.
A partir de l'année 2012, l'âge de la retraite passera progressivement à 67 ans révolus.
« Et oui, voilà ce que l’on nous passe en boucle, la retraite à 67 ans… »
Cependant, contrairement à la France, l’assuré allemand peut obtenir la pension de retraite normale s'il remplit la durée de cotisation minimale de 5 ans et s'il a atteint l'âge de la retraite valable pour lui (65 à 67ans).
Une retraite anticipée peut, dans certaines conditions, être perçue par les groupes de personnes suivantes : les chômeurs, les assurés de longue date, les femmes, les handicapés.
« Et oui, et chez nous en France ? »
- Le niveau moyen des retraites est assez élevé.
A titre indicatif, la pension d'un salarié ayant cotisé 45 ans (sur la base d'un salaire moyen) représente environ 70 % de la rémunération nette moyenne actuelle.
Une diminution progressive des prestations du régime général est prévue.
En 2030, le niveau des pensions représentera 67% de la moyenne des salaires pour 45 ans de cotisation.
« Et chez nous en France, à combien s’élève la retraite de base ? »
- Deuxième pilier : les régimes professionnels
Le régime complémentaire de retraite professionnel, qui complète le régime général, revêt généralement un caractère facultatif (seules quelques rares conventions collectives – dont celle de la fonction publique – prévoient l'affiliation systématique à un tel régime).
Jusqu'à récemment, il revenait à l'employeur de prendre l'initiative de proposer une retraite complémentaire à ses salariés.
Celle-ci peut prendre différentes formes : affiliation à des caisses de retraite privées, souscription de contrats d'assurance-vie, voire engagement direct de l'entreprise.
L'employeur peut en effet gérer – lui-même – la retraite complémentaire de ses salariés (les cotisations et les prestations sont intégrées à la comptabilité de l'entreprise).
« Chez nous, en France, c’est obligatoire, mais lorsque l’on cumule les deux formules de retraite, est-on gagnant »
- Troisième pilier : les plans d'épargne retraite individuels
En Allemagne, le capital foncier est de loin la principale forme d'auto-prévoyance privée.
Les biens immobiliers représentent deux tiers du patrimoine personnel des Allemands. L'assurance-vie est une autre forme d'épargne retraite privilégiée.
En contrepartie de la baisse des prestations, des incitations fiscales encouragent la retraite par capitalisation. La réforme introduit en effet des fonds de pension.
L'employeur est tenu d'offrir à ses salariés la possibilité d'y souscrire, le salarié est libre de souscrire ou non.
L'entreprise a la possibilité d'y cotiser si elle le souhaite, mais ce n'est pas obligatoire.
« Chez nous en France, rien…. »
Et pourquoi ne pas continuer avec un état des lieux des politiques fiscales en Europe…
L'adhésion au marché unique et à l'Union économique et monétaire augmente les risques de concurrence fiscale, la fiscalité restant un des seuls instruments aux mains des États, qui établissent leur taux d'imposition en fonction de celui des voisins.
Le tableau reprise en fin d’article nous prouve que rien n’a été fait à ce jour, et que cette concurrence en fait plombe l’Euro…
Dans ces conditions, vous comprendrez que sauver l’Euro est un vœu pieu, un entêtement qui conduit les pays européen à la ruine et la récession…
Alors, pourquoi continuer ainsi, pour sauver les banques ?
Valérie Pécresse: « l'Etat ne mettra pas d'argent dans les banques françaises »
La ministre française du Budget Valérie Pécresse a assuré que « l'Etat ne mettra pas d'argent dans les banques françaises » estimant qu'elles pourraient faire face seules à leurs besoins de financement…
On aimerait la croire, mais les annonces de plans de licenciement dans le secteur bancaire prouvent qu’elles manquent cruellement de fonds propres.
La cause : elles ont progressivement abandonné leurs sources de financements classiques, en l’occurrence l’octroi de crédits, pour se consacrer à d’autres ressources, les assurances, la spéculation (avec quelles ressources puisqu’elles manquent de fonds propres !!), les téléphones portables à présent, etc…
Conséquences de ces mauvais choix stratégiques : des frais bancaires en augmentation régulières, des abus qui se multiplient puisqu’elles sont à l’abri de lois pourtant en vigueur…
Les banques aujourd’hui « surfent sur la misère sociale » pour s’enrichir, et spéculent sans contrôles avec des fonds qu’ils n’ont pas…
Pour preuve la débâcle récente de Dexia, qui avait pourtant été classée dans le peloton de tête aux « tests crashs », et dont l’ancien dirigeant coule des jours heureux avec une retraite de plus de 600.000 euros, sans être aucunement inquiété par la justice…
Précisons toutefois que c’est notre ancienne Ministre des Finances, Mme Christine Lagarde, qui avait demandé aux banques de prendre des emprunts d’états…
Ce qui veut dire, en clair, que le problème de l’endettement des états européens ne datent pas de la crise de 2008, mais personne n’en doutait…
A l’infini toutefois, on ne pourra pas cautionner le sauvetage des banques, et il est grand temps de les mettre face à leurs incompétences…
Ou alors, c’est privilégier la récession et la détresse des peuples au profit de quelques nantis sans scrupules…
La fin de l'euro, une option coûteuse pour tous, du moins à court terme
Les économistes étudient de plus en plus sérieusement différents scénarios prévoyant une disparition de la zone euro dans sa forme actuelle, voire sa désagrégation pure et simple, et il en ressort que le prix à payer sera élevé dans tous les cas de figure.
Les analystes s'accordent à dire que si la zone euro devait perdre certains de ses membres, voire éclater purement et simplement, aucun pays n'en sortirait indemne, du moins à court terme.
Dans une note récente, la banque UBS estimait que si un pays « faible » comme la Grèce quittait l'euro, il lui en coûterait entre 9.500 et 11.500 euros par habitant la première année, puis 2.000 à 4.000 les années suivantes.
Mais bien malin qui peut prévoir les conséquences à plus long terme, et peu s'y risquent pour l'instant.
Ce qui est certain, c’est que dans cette hypothèse, c’est encore les peuples qui seraient mises à contribution, tout au moins ceux qui n’ont pas les moyens de s’exonérer des contraintes fiscales…
Alors, combattre la dette ?
Défendre la zone euro permet de dire n’importe quoi. On nous a fait longtemps miroiter un euro protecteur et pourvoyeur du plein-emploi.
On voudrait à présent nous faire accroire que l’éclatement de l’euro serait un scénario apocalyptique.
Pourtant, en 1993, la Tchécoslovaquie s’était démembrée sans provoquer de cataclysme.
Et en 1992, le Royaume-Uni était sorti du SME et avait connu une vive reprise l’année suivante.
Quant aux conséquences d’un éclatement de l’euro, on est au royaume des conjectures. Personne n’en sait rien.
La zone euro n’est pas menacée d’éclatement, elle est menacée de faillite.
L'origine de la dette fait l'objet de discussions passionnées.
Oubliant d'une part que, contrairement à une idée reçue répandue, la part des dépenses de l’État baisse dans le produit intérieur brut (PIB) et, d'autre part, que les besoins en matière de protection sociale sont en hausse, le discours gouvernemental tente de culpabiliser les citoyens en les accusant d’avoir vécu au-dessus de leurs moyens pour mieux imposer son plan de rigueur.
C’est oublier que de longue date, le financement de la dette publique a mis les États sous la dépendance des marchés financiers dont la crise a montré l’irrationalité et la dangerosité : cette dépendance se paie au prix fort via les taux d’intérêt dont les variations, notamment à la hausse, alimentent les déficits publics.
Dette publique : le poids des allègements fiscaux, quelques exemples…
Alors que l'origine de la dette fait débat, Vincent Drezet, secrétaire général du Syndicat national unifié des impôts, s'intéresse ici au poids des allègements fiscaux, justifiés au nom de l'adaptation à la mondialisation et à la concurrence fiscale.
Ces allègements, note-il, ont surtout été coûteux pour les finances publiques sans que personne ne puisse démontrer leur efficacité en termes économiques.
- BAISSES DE L'IMPÔT SUR LE REVENU (IR) : PRÈS DE 160 MILLIARDS D'EUROS PERDUS SUR 12 ANS.
La France présente de longue date le niveau d'imposition des revenus le plus faible d'Europe (7,3% du PIB en moyenne, représentant la somme de l'IR et de la CSG, contre 9% en Europe en 2009) : c'est pourtant l'impôt sur le revenu qui a été déconstruit par l'accumulation de niches fiscales et la baisse des taux du barème.
Ces baisses de taux, dont le bénéfice a été massivement concentré sur les contribuables les plus aisés, sont intervenues entre 2000 et 2007.
Elles ont été particulièrement coûteuses et se sont ajoutées les unes aux autres : il est instructif de mesurer ce qu'aurait rapporté l'IR si l'on avait tout simplement maintenu le barème de 1999 au cours des années 2000 à 2011. Ce rendement théorique, autrement dit le manque à gagner global cumulé de des baisses des taux du barème de l'IR, s'élève à 160 milliards d'euros (compte tenu de l'inflation). Ce manque à gagner pèse lourdement dans la dette publique.
Chaque année, ce sont ainsi environ 15 milliards d'euros qui manquent au budget de l’État.
- LOI « TEPA » D'AOÛT 2007 : 20 MILLIARDS D'EUROS PERDUS EN 5 ANS.
Parmi les nombreux allègements récents, ceux de la loi «tepa» sont également loin d'être anodins.
Sur le strict plan des recettes fiscales (c'est-à-dire compte non tenu de l'exonération de cotisation sociales des heures supplémentaires, elle aussi loin d'être anodine puisque son coût est supérieur à 3 milliards d'euros par an), le manque à gagner cumulé de la loi «tepa» sur la période 2007/2011 s'élève à un peu plus de 20 milliards d'euros.
Ces deux estimations (qui représentent à elles seules 10% de la dette publique actuelle) sont tirées des données des lois de règlement et des lois de finances. Elles ne tiennent pas compte des allègements d'autres impôts intervenus dans la même période : baisse de la TVA dans la restauration, exonération d'ISF dite « pacte d'actionnaires », exonération de certaines plus-values à l'impôt sur les sociétés etc. C'est dire si en réalité, le bilan budgétaire des allègements fiscaux des années 2000/2011 est largement supérieur à ces 180 milliards d’euros. De quoi poser la question de la politique budgétaire en d'autres termes...
Quelques exemples qui en disent longs, surtout lorsque l’on sait que notre Président de la République qui cumulent environ 49.000 euros de revenus mensuels…. Ne paye pas d’impôts depuis plusieurs années !!!
Que, toujours notre Président de la République, avait oublié de payer son impôt sur la fortune lorsqu’il était Maire de Neuilly…
Qu’un ancien Ministre, même s’il n’a été Ministre que quelques minutes, perçoit une retraite à vie, retraite qui devient viagère à son décès pour ses héritiers…
Le saviez-vous…
Que peut-on dire : « Tout va bien, je vais biens »…
A condition de se voiler les yeux, car la situation empire, la fracture sociale se retrouve aussi dans la justice…
Indignés j’étais, Indignés je reste, et j’ai honte pour toi, ma France…
A suivre prochainement pour proposer notre vision pour sortir de la crise …
Car les remèdes existent…
État des lieux des politiques fiscales en Europe
|
Régimes d'impôt sur le revenu dans quelques pays européens |
|
Pays |
taux d'imposition (min/max) |
nombre de tranches |
seuil d'imposition |
impôt sur la fortune (min/max) |
recette nationale & commentaires |
|
Allemagne |
15/42% |
8 |
env. 7 600€ |
non |
|
|
Autriche |
21/50% |
5 |
env. 3 600€ |
non |
|
|
Belgique |
25/50% |
5 |
|
non |
imposition faible sur les revenus du patrimoine (25% des dividendes et 15% des montants d'intérêts perçus (prélevés à la source) peu importe le revenu de la personne) et inexistante sur les plus-values; pays d'émigration des entrepreneurs et familles fortunées |
|
Danemark |
37/59% |
2 |
env. 5300€ |
supprimé en 1995 |
8% supplémentaires sont prélevés sur le salaire brut avant déduction de l'impôt sur le revenu sous la forme d'une "aide/participation au marché du travail" (trad. libre de "arbejdsmarkedsbidraget"). L'impôt sur le revenu est prélevé à la source, et est constitué en grande partie d'impôts au bénéfice des communes (env. 24%). |
|
Espagne |
24/43% |
4 |
|
oui (0,2/2,5%) |
|
|
Finlande |
25/53% |
|
|
supprimé |
|
|
France |
0/40% |
5 |
env. 4 200€ |
oui (0,55/1,8%) |
57 000 M€ en 2007, 60 500 M€ en 20082 |
|
Irlande |
21/44% |
2 |
|
non |
|
|
Italie |
23/45% |
5 |
|
non |
|
|
Lituanie |
15% |
1 |
|
|
20% sur les dividendes |
|
Luxembourg |
8/38% |
17 |
env. 9 700€ |
supprimé en 2006 |
fiscalité intéressante des plateformes financières qui ne bénéficient toutefois pas des conventions préventives de double imposition |
|
Pays-Bas |
1/52% |
4 |
|
supprimé en 2001 (partiellement) |
pays d'imposition élevée sur le revenu; les transmissions de patrimoine entre générations sont laminées par un impôt successoral important; le pays dispose de conventions intéressantes |
|
Pologne |
18/32% |
2 |
|
|
|
|
Portugal |
12/40% |
6 |
|
non |
|
|
Royaume-Uni |
10/40% |
3 |
|
non |
modifications en cours de l'impôt sur les plus-values des personnes physiques (2008) |
|
Slovaquie |
19% |
1 |
|
|
|
|
Slovénie |
16/41% |
3 |
|
|
|
|
Suède |
29/59% |
3 |
|
supprimé en 2007 |
|
|
Suisse |
max : 22,4 à 42,3% suivant les cantons (0/11,5% fédéral inclus) |
12 ou plus |
13 600 CHF |
oui, selon les cantons (max 4,5‰) |
imposition élevée pour les résidents et forfaitaire pour les non résidents |
|
Tchéquie1 |
15% |
1 |
15.000 CZK |
|
|
|
Régimes d'impôt sur les sociétés dans quelques pays européens |
|
Pays |
taux d'imposition normal |
taux spéciaux |
Déductions |
|
Allemagne |
25%(majoration exceptionnelle de 5,5%, soit un taux de 26,37%) |
|
|
|
|
Autriche |
34% |
|
|
|
|
Belgique |
33,99% |
à partir de 24,98% pour les PME |
déduction des intérêts notionnels (environ 4% des fonds propres) et pour les bénéfices affectés à la recherche scientifique |
|
|
Espagne |
35% |
de 25 à 40% |
pour les frais de R&D, la création de succursales, la formation professionnelle ; avantages pour les PME |
|
|
Finlande |
26% |
28% pour les plus-values |
|
|
|
France |
33 1/3% |
taux réduit 15% |
exonérations possibles pour les nouvelles entreprises et dans les zones franches |
|
|
Grèce |
23% |
|
|
|
|
Hongrie |
19% |
10% si CA < HUF 250 millions |
|
|
|
Irlande |
12,5% |
10 et 25% |
|
pays très attractif pour les activités artistiques |
|
Italie |
33% |
|
|
|
|
Lettonie1 |
15% |
|
|
|
|
Lituanie1 |
15% |
|
|
|
|
Luxembourg |
20 à 22% selon le bénéfice |
|
exonération totale d'impôt pour les sociétés du domaine financier, réductions sur les investissements au Luxembourg |
|
|
Norvège |
28% |
|
|
|
|
Pays-Bas |
29 et 34% selon le bénéfice |
|
pour certains investissements |
|
|
Pologne |
19% |
|
|
|
|
Portugal |
25% |
|
|
|
|
Roumanie |
16% |
|
|
|
|
Royaume-Uni |
19 à 32,75% selon le bénéfice |
régime fiscal particulier àJersey, Guernesey etGibraltar |
|
|
|
Slovaquie |
19% |
|
|
|
|
Slovénie |
20% |
|
|
|
|
Suède |
26,3% |
|
|
|
|
Suisse |
13 à 23% suivant le lieu (impôt fédéral effectif de 7,83% inclus)3 |
|
pour les versements à des institutions de prévoyance en faveur du personnel ou à des organismes d'utilité publique |
|
|
Tchéquie |
19% |
|
|
|
D'autres impôts sont parfois perçus sur les sociétés :
§ la taxe professionnelle : en Allemagne (de 12 à 20% sur les bénéfices), en France ( remplacée en 2010 par la contribution économique territoriale), en Italie (de 15 à 30% selon les régions) et en Suisse (prélevée au niveau communal)
§ la taxe communale : en Autriche (de 3% sur le montant des salaires), au Luxembourg (de 6 à 10,5% selon les communes) et en Suisse.
§ l'impôt sur la fortune, au Luxembourg, est de 0,5%, calculé sur l'actif net réévalué au 1er janvier. Possibilité d'exonération.
§ la taxe régionale : en Italie existe un impôt régional sur l'activité productive de 4,25%
§ des cotisations sociales : en Autriche, une cotisation aux allocations familiales est prélevée (3% sur le montant des salaires), en France existe une Contribution sociale de solidarité des sociétés (0,13% du chiffre d'affaires), semblable à la Contribution sociale généralisée prélevée en Italie (0,13% du chiffre d'affaires également)
§ un impôt sur la propriété commerciale est prélevé au Royaume-Uni
§ des droits de timbres sur la création de sociétés sont prélevés en Suisse
Dans l'Union européenne, la fiscalité est régie par l'article 90 du Traité sur le fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE) interdisant toute discrimination, l'article 91 limitant les crédits d'impôt à l'exportation, l'article 92. L'article 293 du TCE fait l'obligation aux États membres d'éliminer la double imposition à l'intérieur de la communauté par des conventions fiscales bilatérales.
Enfin, la fiscalité doit respecter les libertés de circulation des travailleurs, d'établissement de prestation de services et de mouvement des capitaux : à égalité de situation, les discriminations fiscales sont interdites.
248 milliards d'euros ont été levés en 1997 via les droits d'accise.
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA)
|
Régimes de la TVA dans quelques pays européens |
|
Pays |
taux normal |
taux réduits |
taux zéro |
|
Albanie |
20% |
|
médicaments |
|
Allemagne |
19% |
7% : produits agricoles, distribution d'eau, livres, journaux, objets d'art, transports en commun, matériel médical, activités culturelles |
|
|
Autriche |
20% |
16% : produits alimentaires, livres, journaux, objets d'art, énergie, transport de passager |
transports transfrontaliers, exports hors UE |
|
Belgique |
21% |
12 % : phytopharmacie, margarine, pneus, charbon, télévision payante ; 6 % : produits alimentaires, œuvres d'art, services agricoles, travaux de réhabilitation de logements privés |
journaux, produits de récupération |
|
Biélorussie |
20% |
10% : certains produits alimentaires, réparations, coiffure, blanchisserie ... |
services liés à l'éducation |
|
Bulgarie |
20% |
9% : hôtels (avril 2011)1 |
|
|
Chypre |
15% |
8% : certains services de tourisme ; 5% : livres, journaux, gaz, alimentation, médicaments et offre de nouveaux logements |
|
|
Croatie |
23% |
10% : journaux, services d'hébergement |
Pain, lait, livres éducatifs et techniques, périodiques scientifiques, médicaments ... |
|
Danemark |
25% |
Aucun |
Aucun |
|
Espagne |
18% |
7 % : produits alimentaires, nettoyage public, spectacles, radio, télévision, eau, habitations, fleurs et plantes, coiffure, foires et expositions, transport de voyageurs, hôtellerie...; 4 % : pain, lait, fromage, œufs, matériel pour handicapés, livres et journaux... |
|
|
Finlande |
23% |
13 % : produits alimentaires; 9 % : médicaments, transport de passagers, livres... |
|
|
France |
19,6% |
5,5 % : alimentation, livres, transports publics, travaux immobiliers, cession de droits d'exploitation de spectacles ; 2,1 % : presse, médicaments, produits sanguin, billeterie spectacles |
|
|
Grèce |
23% |
13 % : produits alimentaires, médicaments, transport de passagers; 6,5 % : livres, théâtres ... |
|
|
Hongrie |
25% |
18 % : produits alimentaires, hôtels ... ; 6,5 % : médicaments, livres, journaux ... |
|
|
Irlande |
21% |
13, 5 % : restauration, services culturels, télévision payante, hôtellerie, chauffage, électricité... ; 4,4 % : produits alimentaires, livres, journaux, fleurs, engrais... |
vêtements pour enfants, alimentation de base... |
|
Italie |
20% |
10 % : prestations hôtelières, restauration, certains produits alimentaires ; 4 % : produits agricoles, produits de première nécessité, édition, résidence principale |
or brut |
|
Lettonie |
22% |
12 % : eau, produits alimentaires, produits médicaux, livres, journaux, hotels |
services éducatifs, culturels, jeux de hasard, services bancaires et d'assurance |
|
Lituanie |
21% |
9 % : certaines constructions; 5 % : médicaments, livres, évènements culturels ou sportifs |
certaines activités d'organisations non lucratives |
|
Luxembourg |
15% |
12 % : combustible, vin, imprimés publicitaires, garde et gestion de titres ; 6 % : Gaz liquéfié, électricité ; 3 % : médicaments, livres, vêtements pour enfants, nourriture |
|
|
Norvège |
25% |
14 % : produits alimentaires; 8 % : transport de passagers, hôtels, cinéma ...1 |
|
|
Pays-Bas |
19% |
6% : alimentation, prothèses, médicaments, art, transport de passagers, livres, journaux, réparation de vêtements et de chaussures, coiffure... |
or des banques centrales, activités d'entrepôt |
|
Pologne |
23% |
8% : eau, médicaments, livres, hôtels ... ; 5% : produits alimentaires non transformés |
|
|
Portugal |
23% |
13 % : restauration, produits alimentaires transformés ; 6 % : produits alimentaires, services touristiques, médicaments, livres et journaux, eau, électricité ... |
|
|
Roumanie |
24% |
9% : médicaments, livres, journaux, hôtels, cinéma, musées, zoos ... ; 5% : matériaux de construction |
|
|
Royaume-Uni |
20% |
5% : gaz et électricité, restauration d’édifices religieux |
nourriture, vêtements pour enfants, éducation, terrains, assurance, services postaux, pompes funèbres, loterie, livres, journaux, or, transports, maisons d'habitation, déchets, médicaments, billets de banque... |
|
Serbie |
18% |
8% : alimentation de base, journaux |
|
|
Slovaquie |
20% |
10% : médicaments |
|
|
Slovénie |
20% |
8,5% : eau, denrées alimentaires, médicaments, hôtels, livres, journaux ... |
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Suède |
25% |
12% : produits alimentaires, hôtels, campings, importation d'œuvres d'art ... ; 6% : journaux, transport de personnes, évènements culturels ... |
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Suisse |
8% |
2,5% : eau, produits alimentaires et boissons, semences, médicaments, livres et journaux, radio et télévision, protection des plantes ; 3,8% : hébergement |
santé, éducation, culture, assurances, majorité des services bancaires, loteries, location durable, transport aérien, transport de marchandises... |
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Tchéquie |
20% |
10 % : produits alimentaires, livres, certains produits de santé ... |
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Ukraine |
20% |
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manuels pour étudiants, médicaments ... |