Image hébérgée par monsterup.com
 
   
LES BANQUES ET NOTRE ARGENT
ACCUEIL
LE SAVIEZ-VOUS
CAS 1
CAS 2
CAS 3
LES BANQUES ET NOTRE ARGENT
TEXTES ET LOIS A CONNAITRE
QUESTIONS / REPONSES
NOUS CONTACTER

Des informations en direct sur notre blog :

 

 

Les entourloupes favorites pour vousrâtisser

 

Sanglé dans son costume sobre, il a tout pour inspirer la confiance. En réalité, votre banquier est parfois facétieux. Présentation des tours plus ou moins grossiers qu'il aime jouer à ses clients. Et qui se terminent parfois tragiquement.

 

Le piège de l'assurance emprunteur

 

En septembre 2008, Vincent et Agnès décrochent auprès du CIC une proposition de crédit immobilier sur dix ans pour l'achat de leur appartement, au taux très intéressant de 4,35 %. La banque, dont ils ne sont pas encore clients, exige qu'ils domicilient leurs deux salaires sur le compte qu'ils vont ouvrir. Une fois cette formalité accomplie, le couple découvre les détails du prêt. Stupeur, le taux effectif global (TEG) s'est envolé à 6,50 % ! Au taux de base se sont ajoutés les frais de dossier (1 % du montant emprunté), mais surtout l'assurance emprunteur. " Sous prétexte que j'ai une maladie orpheline totalement bénigne, raconte Vincent, elle allait nous coûter 1 point d'intérêt en plus ! Comme nous étions sûrs de trouver deux fois moins cher chez n'importe quel courtier, nous avons demandé si nous pouvions souscrire une assurance séparée. Le CIC nous a répondu que, dans ce cas, le taux nominal n'était plus de 4,35 %, mais de 5 % ! Et ce n'est pas tout. En épluchant les conditions générales de vente, nous nous sommes aperçus que nous aurions à payer l'assurance pendant dix ans quoi qu'il arrive, même si nous remboursions le prêt par anticipation ! "

 

Que faire ? Les banques captent 80 % du marché de l'assurance emprunteur. Elles sont à la limite de la vente forcée. Le crédit immobilier est devenu un produit d'appel, et l'assurance permet de reconstituer les marges. Oubliez une bonne fois pour toutes le taux nominal et négociez sur le taux effectif global (TEG), qui englobe les frais de dossier et d'assurance. Mais ne vous faites pas trop d'illusions, la partie sera rude.

 

Les subtililités du taux non capé

 

Février 2006, Stéphanie souscrit un emprunt à taux variable auprès du Crédit immobilier de France pour l'achat d'un T3 à Charleville-Mézières. " Je savais que ma mensualité, faible au départ, était susceptible d'augmenter en fonction de l'évolution des taux directeurs " qui encadrent l'économie en général. Stéphanie ne veut à aucun prix d'un taux non capé, autrement dit non plafonné, susceptible de monter indéfiniment. Son prêt est donc variable, mais bordé. Il augmentera seulement de quelques points, dans le pire des cas. " La rédaction du contrat était particulièrement obscure, mais le conseiller et le directeur de l'agence ont levé tous mes doutes, de vive voix et par mails. Mes mensualités étaient capées. " Dix-huit mois plus tard, la crise éclate, les taux directeurs s'envolent. Stéphanie reçoit un courrier de sa banque. A sa lecture, elle est prise de vertige. Son prêt n'est pas capé : seules ses mensualités le sont ! Elles augmentent seulement dans les proportions prévues, certes, mais la durée de remboursement passe de quinze ans à... l'éternité. Compte tenu de ses mensualités, Stéphanie ne commencera jamais à rembourser le capital de son prêt. Les intérêts s'accumulent plus vite qu'elle ne les rembourse.

 

Que faire ? Protester ! Confrontées à des milliers de plaintes, les banques (Crédit immobilier, Crédit foncier, BNP...) ont accepté de renégocier ces taux variables non capés, à fuir comme la peste. A titre préventif, ne vous contentez jamais d'explication orale. Faites-vous tout expliquer par écrit. Méfiez-vous des produits sophistiqués, taux indexés, prêt in fine adossé à une assurance vie, etc. Même de bonne foi, votre conseiller peut lui aussi en ignorer les pièges.

 

Le coût fumant du crédit rechargeable

 

Plutôt cigale, Samira se retrouve systématiquement à découvert le 15 du mois, malgré son salaire confortable. Il y a deux ans, sa conseillère au Crédit mutuel lui propose une " formule souple ". Au lieu de payer 13 % d'agios, elle disposera d'une réserve de crédit de 1 500 € mobilisable à tout moment, avec un taux d'intérêt de 1,4 %. Formidable. A ceci près que le taux d'intérêt annoncé est mensuel ! A l'année, ce crédit revolving, ou crédit rechargeable, atteint 17,9 % d'intérêt. Ce n'est pas le taux d'usure (21,40 % fin 2009), mais on s'en approche. " Il a fallu que j'insiste beaucoup auprès de ma conseillère pour qu'elle supprime définitivement ce piège, raconte Samira. Lorsque je remettais mon compte à flot, j'oubliais de virer de l'argent sur ma réserve pour la ramener à zéro, ce qui fait que je continuais à payer des intérêts ! "

 

Que faire ? Si vous êtes à découvert seulement de temps à autre, mieux vaut payer des agios que d'accepter un crédit revolving. Cette formule est à éviter, d'une manière générale. Dans certaines banques, comme la BNP, les conseillers ont pour consigne de la proposer systématiquement (elle s'appelle Aurore ou Provisio) lorsque les clients demandent un prêt à la consommation inférieur à 4 000 €. Ce dernier est moins rémunérateur pour la banque. Il lui rapporte 11 % , contre de 13 à 18 % pour le revolving. Méfiez-vous aussi des cartes bancaires avec " réserve de crédit ". Là encore, il s'agit d'un revolving qui ne dit pas son nom, facturé au prix fort.

 

Les petits frais font de gros bénéfices

 

En janvier 2009, pour la première fois, les banques ont adressé un relevé détaillé de " consommation de produits et de services " à chacun de leur client, conformément à la loi Chatel du 3 janvier 2008. A cette occasion, nombre de clients se sont aperçus que leur banque facturait 1 € les retraits dans les guichets automatiques des réseaux concurrents, généralement à partir du cinquième retrait, mais parfois dès le premier (avec une carte Electron BNP Paribas, par exemple). Et ce n'est qu'un exemple des multiples petites facturations opérées en douce. Le CIC et certaines caisses du Crédit mutuel font ainsi payer les opérations au guichet au-delà de la quinzième opération mensuelle. D'une manière générale, avant de solliciter votre banque, demandez-lui ce que le service vous coûtera. Vous avez un doute sur une opération datant de plus de trois mois ? Comptez une dizaine d'euros pour un relevé. Une aberration, à l'ère de l'électronique presse-bouton. Sans parler des virements vers d'autres banques, réalisés d'un simple clic mais facturés parfois plus de 15 €. Surveillez également vos " frais de gestion de compte ". Ils doivent tourner autour de 7 € mensuels.

 

Une bonne nouvelle, tout de même : les abus sur les tarifs d'envoi de chéquiers par la poste - facturés jusqu'à 20 € ! - se font rares. Hélas, les banques se rattrapent en faisant payer la garde du chéquier. Elle coûte 15 € par mois chez LCL. Plus 10 € de " frais de destruction " au bout d'un trimestre, si le client oublie de venir chercher son chéquier...

 

Que faire ? Ne croyez pas votre banquier quand il dit qu'il ne peut rien faire. Il a une marge de manoeuvre, dont il vous fera bénéficier en fonction de votre profil. Si votre compte est systématiquement positif et que vous êtes un bon client, vous pouvez obtenir la gratuité des retraits chez la concurrence. Vous pouvez aussi contester les frais de garde de chéquier, franchement délirants, voire le rejet d'un chèque sans provision tiré sur votre compte courant momentanément à découvert, alors que votre Livret A débordait d'argent.

 

Ces ppoduits mirifiques dont vous n'aviez absolument pas besoin

 

Jean-Claude a une trentaine d'années, de maigres économies et un tout petit salaire. Sa conseillère de la Bred lui a pourtant vendu une assurance vie, un placement destiné aux particuliers ayant une certaine capacité d'épargne. Et elle a omis de lui préciser que les fonds versés étaient bloqués pendant huit ans... Quand il s'en est rendu compte, Jean-Claude est rentré dans une telle rage qu'il a mortellement poignardé la malheureuse commerciale. C'était à Paris, rue d'Avron (XXe), en janvier 2009. Toutes les ventes forcées des banques ne se terminent pas aussi tragiquement. Heureusement, car elles sont très nombreuses. Sans que vous le sachiez, votre banque a peut-être ouvert un Livret A ou un compte épargne logement au nom de vos enfants ou placé sans vous le dire une partie de vos économies en Bourse. Le groupe Banques populaires-Caisses d'épargne a ainsi dû faire amende honorable pour vente forcée d'actions Natixis, en 2006. De nombreux clients de la BNP ont, quant à eux, payé des actions EDF qu'ils n'avaient pas demandées, assurent des syndicalistes maison. Il suffit au conseiller clientèle d'imiter la signature du client, et le tour est joué. Pourquoi un employé prendrait-il ce risque ? Pour atteindre les objectifs fixés par sa hiérarchie, qui lui demande de placer de 800 à 900 produits par an - Livret A, plan d'épargne en actions, plan d'épargne logement, etc. Comment ne pas jouer le jeu quand son salaire en dépend ? Votre banquier vous expliquera peut-être qu'il n'est pas commissionné pour la vente de produits. Hypocrisie totale : l'intéressement direct est assez rare, mais l'intéressement indirect (par un jeu d'objectifs globaux à atteindre) existe partout. La part variable porte sur 15 à 35 % du salaire, selon les postes.

 

Que faire ? Surveillez les comptes de vos parents s'ils sont âgés. Ce sont des proies faciles pour la vente forcée. Ne croyez pas la banque si elle vous jure que le commercial a agi de sa propre initiative. Surveillés, les conseillers rendent des comptes jusqu'à deux fois par jour à leur hiérarchie. Et, si on vous a vendu des actions sans votre consentement, ne protestez que si elles ont baissé, bien entendu !.

 

Encore un nouveau conseiller ? Danger...

 

Votre conseiller clientèle attitré change tous les six mois ? Méfiance. La rotation trop rapide du personnel dans une agence bancaire est souvent la conséquence d'une pression commerciale déraisonnable exercée par la hiérarchie. Elle signifie que le directeur de l'agence est prêt à tout pour tondre le client le plus ras possible. A moyen terme, vous vous exposez à de sérieuses déconvenues. Un conseiller qui pense être encore en face de vous dans quatre ou cinq ans hésitera à survendre un placement douteux. Celui qui prévoit déjà de s'en aller, au contraire, truffera sans scrupule votre dossier de bombes à retardement. Exemple, les actions Natixis. Les conseillers des Banques populaires et des Caisses d'épargne ont été fortement incités à commercialiser les titres, alors qu'ils savaient l'action surcotée. Elle a d'ailleurs perdu 90 % de sa valeur en vingt-quatre mois... " Nous avons une pensée particulière pour tous nos collègues commerciaux qui, il y a deux ans, ont accompli le tour de force de survendre l'action Natixis à 19,55 €, et qui aujourd'hui la vendent 2,25 €. Il doit y avoir des regards noirs aux guichets ! " lisait-on dans en octobre 2008 dans Trait d'union, revue du syndicat CFDT des Caisses d'épargne. Evidemment, les conseillers qui avaient changé d'agence entre-temps échappaient aux foudres des clients... Difficile de quitter une banque ? Oui, mais vous pouvez transférer votre compte dans une autre agence du même réseau, où les pratiques commerciales seront moins agressives. Renseignez-vous.

____________________________________________________________

 

Abus bancaires suite à la crise, réagissez!    

 

Depuis que la crise a commencé les banques n'hésitent pas à faire de l'argent sur le dos de leurs clients. Certaines ont non seulement augmenté leurs frais et leurs taux d'intérêt sur les crédits, mais ont également mis en place des assurances sur le compte des clients, (décès ou autres), sans même les en informer. Cela dit ce dernier procédé est tout à fait illégal, le client peut y mettre fin aussitôt qu'il s'en rend compte, voire exiger un remboursement.

 

Malheureusement, les consommateurs n'osent pas toujours réagir ni tenir tête aux banques en cas d'abus, parfois ils ne savent pas comment s'y prendre, c'est dommage car la liste de ceux qui obtiennent gain de cause est en augmentation...

 

Par ailleurs, les banques sont beaucoup moins souples en cas de dépassement du découvert autorisé. Pour peu que vous connaissiez des difficultés passagères, les pénalités et commissions d'intervention commencent à pleuvoir et c'est parti pour l'effet boule de neige! Vous vous trouvez rapidement dans l'impossibilité de les payer car vous avez juste de quoi vous nourrir et payer vos factures, et même si vous demandez à votre conseiller bancaire de les stopper, le temps de vous redresser financièrement, on vous répondra sans pitié, "si on devait faire du social avec tous les clients on ne s'en sortirait pas!"

 

Alors pas de panique et réagissez , ça vaut la peine, voici quelques pistes:

 

- Surfez sur internet pour chercher des associations de défense des consommateurs, (en tapant par exemple "abus bancaires"), visitez les forums, vous verrez que vous n'êtes pas les seuls à être victimes, qu'ils y a des personnes qui donnent de leur temps pour vous aider. N'hésitez pas à laisser un message pour énoncer votre problème et demander conseil, on vous répondra dans un délai de 3 minutes à une semaine.

 

- Cessez d'être gentil avec votre conseiller ou le directeur de votre agence, (tout en restant courtois!) car plus vous êtes gentil et plus on vous prendra pour un idiot qu'on peut facilement arnaquer, encore plus si vous êtes pauvre!

 

Alors parlez fort et distinctement (par lettre recommandée si vous le sentez mieux) en disant que maintenant il suffit de se faire de l'argent sur votre dos. Proposez un arrangement en votre faveur et précisez bien qu'en cas de refus de leur part vous vous rendrez au Tribunal d' Instance pour faire appliquer le code de la consommation, que vous les dénoncerez pour abus bancaires sur les sites de défense de consommateurs, que vous préviendrez la presse, écrirez à M le directeur général de la banque pour l'informer de la manière dont on vous a traité dans cette agence alors que vous êtes client depuis tant (donnez le chiffre) d'années.

 

Par exemple, si vous avez dépassé votre autorisation de découvert depuis plusieurs mois et que vous ne cessez de payer des pénalités ou commissions car vos chèques ou  prélèvements sont rejetés, ce qui aggrave encore votre situation, (j'ai parlé plus haut de l'effet boule de neige) rendez votre carte et chéquier pour montrer votre bonne foi (vous pourrez toujours retirer l'argent en liquide au guichet), faites arrêter tous les prélèvements automatiques.                                                                                                      Pour ne pas que votre salaire soit absorbé dans cette dette, ouvrez un compte postal pour le déposer, puis proposez à votre banque de rembourser votre découvert petit à petit (par exemple 20 euros pas mois) en précisant que tout frais ou agios supplémentaires doivent cesser à compter de ce jour.                                                                                                                                                              Signalez Précisez bien que, en cas de refus de leur part et en vertu de l'article L.313-12 du code de la consommation, vous pouvez "demander une suspension des remboursements de deux ans ou plus, obtenir que durant le délai de grâce les sommes dues ne produiront pas d'intérêts, fixer des modalités de remboursement des sommes reportées."

 

- Si la négociation n'aboutit pas en votre faveur, laissez vous conseiller puis guider par l'association que vous aurez choisie.

 

Voici quelques liens utiles et sérieux:

 

www.acabe.fr/

 

www.uneassociationparjour.com/

 

www.abus-bancaire.net/

 

ou consultez-nous : administrateur@abus-bancaire-que-faire.fr

 

 

Bon courage et partez gagnant!

____________________________________________________________________________

 

Les relances "subversives" des contentieux bancaires

 

L'Association Contre les Abus des Banques Européennes dénonce les méthodes utilisées par les sociétés de recouvrement de plus en plus nombreuses sur le marché des créances anciennes des particuliers, clients des banques.

Ces clients se voient réclamer soudainement une dette de plus de 10, 15 voire même 20 ans par une société de recouvrement très souvent sans justificatifs à l'appui et d'une manière que l'ACABE qualifie d'arrogante par délicatesse, tellement que les méthodes sont hors normes de bienséance. Les banques vendent leurs créances au poids ! oui au kilo c'est-à-dire à 10 % de leurs montants. C'est alors que ces sociétés vont mettre en place leurs méthodes aux fins de récupérer rapidement de l'argent à leur profit puisqu'elles ont racheté ces créances comptant. Elles utilisent le harcèlement téléphonique, tant en direction du voisinage, de la famille, que du professionnel. Sous une telle pression, un bon nombre de consommateurs règlent oubliant la notion de forclusion ou inscrivent ces créances dans leur dossier de demande de surendettement ! Très souvent, ces consommateurs sont à la retraite, leurs revenus ne leur permettent plus de solder des créances non exigées dans les délais du raisonnable. Attendre 10 ans pour réclamer une dette c'est prendre un risque inéluctable. Certes, il y a bien matière à confusion entre la notion de forclusion limitée à deux ans conformément au code de la consommation, et la prescription trentenaire applicable dès lors qu'un titre exécutoire existe. L'information n'est pas omniprésente et favorise ainsi les excès dans tous les azimuts des sociétés de recouvrement.

Le législateur a su encadrer la profession et imposer une règlementation mais à l'heure actuelle la réalité du terrain évolue. La robotisation de plate-téléphoniques mises en place par exemple par ces sociétés de recouvrement font que les intéressés sont contactés dès 7 heures le matin et ce jusqu'à 21 voire 22 heures avec des numéros non seulement voilés mais non accessibles après recherches et à des cadences rapprochées de façon à jouer sur la déstabilisation de ces consommateurs ! On y ajoute les menaces de tout genre : dépôts de plainte, huissier, saisie sur biens, saisie sur compte banque... réception de SMS d'une étude d’huissier.. en un mot une véritable intox.

Mais où la situation devient réellement alarmante réside dans le fait que certaines études d'huissiers en relation étroite avec ces sociétés, lancent de tels rappels de créances ! Le rédactionnel de ces lettres "avis» ne répond pas à la règlementation légale.

____________________________________________________________________________________

 

Les banques qui changent de nom, une stratégie de communication...

 

Devant les nouvelles orientations publicitaires des banques et en l'occurrence des banques françaises comme le Crédit Agricole qui préfère diffuser sous le nom "bforbank", pour d'autres comme par exemple,"banque privée" ou "banque 1818",  le consommateur est à nouveau sollicité pour une épargne dite "de fortune" donc pour des clients très ciblés mais avec quel professionnalisme ? Ces mêmes conseillers qui, hier n'ont pas su être à l'écoute de la crise financière vont aujourd'hui prétendre mieux maitriser le risque de l'épargne boursière ! Etonnant !

Souvenirs relatés : ".. ma mère est propriétaire de 374 actions Pernod Ricard, fruit d'un achat de 10 actions Ricard au cours des années 50, c'est là une bonne partie de sa maigre fortune, elle n'est pas imposable. Par un courrier ordinaire du 16 avril 2009 du Directeur du Département Central des Opérations J.M. la banque... l'avisait d'une augmentation de capital de Pernod Richard à raison de 3 actions nouvelles pour 17 actions détenus, ce qui lui donnait droit à 66 actions aux prix de 22.60 €, une bonne affaire puisque le cours de l'action oscillait autour de 55 €.

Hélas, ma mère n'a pas remarqué que la date limite pour cette souscription était fixée au 29 avril 2009 ! Lorsque j'ai découvert ce courrier, début mai, j'ai pris contact avec le directeur de l'agence locale qui, après en avoir référé à ses supérieurs m'a fait savoir qu'il n'y avait aucune possibilité de récupérer cette opération. Une série de correspondances avec le Président Directeur Général, son service de la clientèle et avec Pernod Richard, n'a pas eu plus d'effet. Par contre, au cours de conversations téléphoniques, j'ai appris que de nombreux clients étaient dans le même cas pour des souscriptions différentes..."

Jusqu'ici sur le fond, rien à redire, mais là où le bas blesse réside encore dans la communication sur le terrain, du secteur bancaire.

"...ce que je souhaite que vous preniez en compte, c'est la désinvolture avec laquelle la banque.. traite ces opérations et surtout ses clients. Une lettre en date du 16 avril exige une réponse avant le 29 !!! Que se passe-t-il si pour une raison quelconque (hospitalisation, congés, déplacement ou plus simplement courrier égaré ou retardé) vous ne répondez pas dans le délai imparti ? Eh bien, la banque vous le dit sans ambages "vos droits ne seront plus exerçables ou négociables et perdront toute valeur ! fin de citation. On me rétorque que les temps ont changé, que l'informatisation ne permet plus ce genre de contact, bref, que je n'ai rien à redire.

A qui profitent ces pertes de droits dont un haut responsable de la banque m'a avoué qu'elles étaient de plus en plus nombreuses ? Aux gros porteurs qui récupèrent ainsi les titres délaissés par le biais des souscriptions à titre réductible.

Le minimum ne serait-il pas que ces courriers soient recommandés et qu'en cas de non réception pour raison d'absences, les droits soient d'office vendus sur le marché. Cette solution me paraît d'une extrême simplicité, d'après la banque.. elle serait trop onéreuse. Peut-être mais en l'occurrence moins coûteuse que la perte de quelques deux mille euros que subit ma mère.."

Nous sommes alors en octobre 2009 et la publicité revient avec ses slogans sécurisants,  à l'écoute des clients, prometteurs,  mais en fait ce sont les mêmes conseillers qui vont présenter leurs produits financiers et on recommence ou plus exactement on continue !

 

© 2010